Réseaux sociaux: Les « likes » se démodent-ils dans le monde des réseaux sociaux ?

Aime ou n’aime pas? Sur presque tous les , le petit « J’aime » a servi de carburant à l’égo-nomie du Web.

Des fortunes ont été construites sur les pouces vers le haut. Des personnalités ont émergé de ce vote d’approbation populaire et continu.

Au début on aimait aimer. C’était un nouveau geste. Imperceptiblement, nous sommes tous devenus des médias sur nous-mêmes, recherchant des publics et recherchant l’approbation via les likes. Et cette quête d’approbation a à la fois fait émerger des talents et créé des monstres.

Car ce jugement systématique de nos publications, photos, actions et gestes est devenu la critique de nos vies et les conséquences de cela ont été tout simplement désastreuses.

Une étude interne du groupe Meta, révélée par une fuite l’an dernier, montrait, entre autres, qu’Instagram pesait lourdement sur la santé mentale des jeunes filles. Avec la multitude de photos retouchées et filtrées postées sur le réseau social centré sur l’image, les jeunes utilisatrices ont développé de nouveaux complexes.

Selon une enquête menée par Edelman pour Dove, 71% des filles ont déclaré avoir modifié ou dissimulé une partie du corps avant de publier une photo sur les . Près de trois filles sur dix (29 %) ont reconnu se sentir moins belles après avoir regardé des photos de leurs amis en ligne.

Jeune et déprimé : la rançon des likes

Addiction aux , souffrance due au manque de likes, provocation en quête de likes… Le « gentil » Like est devenu une grimace. A tel point que plateformes et marques se sont retrouvées obligées de remettre en cause cet ordre établi sur Facebook, Instagram ou encore Twitter et YouTube.

En mai dernier, Instagram et Facebook caressaient l’idée de se débarrasser du bouton « J’aime »… ou du moins de la possibilité de l’activer ou de le désactiver. Les résultats des différentes phases de test ont montré que la suppression de l’affichage du nombre de likes aidait certaines personnes à soulager la pression, a expliqué Instagram.

YouTube, quant à lui, a adopté presque le même changement. Si Instagram a préféré activer la possibilité de masquer les « likes », la plateforme vidéo a choisi d’effacer le nombre de « dislikes » visibles sous chaque vidéo, une option disponible uniquement sur YouTube. Si la plateforme souhaite réduire le harcèlement subi par les créateurs ciblés par les raids haineux, ils peuvent toujours découvrir le nombre de « dislikes » pour leurs vidéos dans YouTube Studio afin de mieux adapter leur contenu à leur communauté.

Les marques quittent les

Ces changements, encore assez limités dans leur ampleur, pourraient être dynamisés par les nouvelles stratégies des marques. La marque de cosmétiques Lush a fait des vagues fin novembre en quittant les dans 48 pays. Un choix mûrement réfléchi : « Cette décision est le fruit d’une longue réflexion sur ces plateformes et leurs effets néfastes sur leurs utilisateurs », nous confie Chloé Chazot, responsable communication de Lush pour la France. La marque a choisi de suspendre ses comptes sur Facebook, Instagram, TikTok et Snapchat mais de rester sur Twitter ainsi que sur YouTube.

Et si les vues étaient plus importantes que les likes ?

Pour s’adapter à la fois à la demande et à l’aversion, jauge que les jeunes utilisent de moins en moins, les se tournent vers de nouveaux indicateurs. Sur TikTok, les petits cœurs sont également comptés, mais les vues semblent être tout aussi importantes, sinon plus, pour rendre une vidéo virale en un rien de temps. Alors qu’Instagram accélère son passage à la vidéo, cela représente une opportunité de mettre en avant les vues. Le temps passé à regarder une publication est la mesure d’interaction la plus importante pour les plateformes. Avec les commentaires, parmi les aspects les plus précieux des , ce qui est encore plus significatif que le fait d’aimer la publication pour l’algorithme d’Instagram.

Cet effacement progressif des likes ouvre une nouvelle ère sur les . Les conséquences sociales ne se feront que progressivement. – AFP Relaxnews

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