Twitter: La société Facebook s’appellera désormais Meta, une simple stratégie marketing ?

C’est désormais officiel, la société Facebook s’appelle désormais Meta. Mark Zuckerberg a, en effet, décidé de changer le nom de la société mère. Meta, ça fait référence à Metaverse, un monde virtuel considéré par beaucoup, et notamment par le CEO de Facebook, comme l’avenir d’internet.


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Le fait est que Meta sera le nom de la société mère. Mais toutes les « entités » de la marque garderont leurs noms : Facebook, Instagram, What’s app etc… Ces marques seront des branches de la maison Meta.

Mais pourquoi le nom Meta et pourquoi maintenant ?

Meta : l’avenir des réseaux ?

Meta en grec, ça veut dire « au-delà ». Et pour Mark Zuckerberg, Meta ça signifie qu’on peut « toujours construire plus« .

Cela fait référence au Metaverse. Mais qu’est-ce que le Metaverse ? Il s’agit, comme l’explique numerama, d’un cyberespace du futur où chaque personne évoluerait sous forme d’avatar, en 3d. Non, ce n’est pas un épisode de Black Mirror, d’ailleurs cette technologie existe déjà dans les jeux-vidéo.

Concrètement, le metaverse c’est un cyberespace parallèle à la réalité physique, où une communauté de personnes peut interagir sous forme d’avatars. Le concept a été élaboré par l’auteur Neal Stephenson dans un roman de science-fiction.

Certaines communautés liées à des jeux vidéo ont créé des embryons de méta-univers, comme Roblox ou Fortnite. En avril dernier, par exemple, cinq concerts virtuels du rappeur américain Travis Scott, apparu sous forme d’avatar sur Fortnite, ont été suivis par plus de 12 millions de joueurs.

Et ça, pour Mark Zuckerberg c’est sur c’est l’avenir et il veut s’investir à fond dedans.

Mais est-ce bien la seule raison ?

Facebook sous le feu des critiques

Pas nécessairement. D’autant que ce changement de nom intervient alors que Facebook, et son fondateur sont actuellement sous le feu des critiques. En effet, début octobre, une lanceuse d’alerte Frances Haugen a accusé Mark Zuckerberg de privilégier les profits plutôt que la sécurité.

Depuis plusieurs semaines, la question se pose de savoir si l’algorithme de Facebook a échappé à son créateur et serait devenu incontrôlable.

L’enquête du Consortium des journalistes appelée les Facebook Files, révélait cette semaine que même les ingénieurs de Facebook ne parvenaient plus à contrôler l’algorithme de Facebook. Cette enquête repose notamment sur les documents fournis par la lanceuse d’alerte Frances Haugen au gouvernement américain. Comme l’explique le Monde, qui a participé à l’enquête, « les effets imprévus » du code informatique, suscite l’incompréhension chez ceux qui sont censés avoir la main dessus.

En fait, cet algorithme a subi de très très nombreuses modifications. Par exemple, chaque message possède un score. Plus le score est élevé, plus il remonte dans le fil d’actualité. Mais en 2018, comme le souligne France Inter, Facebook avait décidé de privilégier les interactions entre les personnes plutôt que celles entre des pages « likées ». Résultat : une augmentation des scores et donc de la mise en évidence de messages haineux, complotistes ou encore d’extrême-droite, avec des scores atteint complètement dingue. Pourquoi ? Parce que comme le souligne France Inter, ces messages sont davantage diffusés par des personnes que par des pages.

Le Monde indique que « le nombre de contenus engendrant de la colère semble en forte baisse dans les fils d’actualité, mais ils sont bien en peine d’expliquer pourquoi. »

A la suite des révélations de Frances Haugen, Mark Zuckerberg a été sommé de s’expliquer face au Congré américain où il s’est défendu. Mais la gestion de son entreprise est scrutée de plus en plus par les politiques et la société civile.

« Il y a d’un côté l’aspect pragmatique de dire je vais changer de noms pour bien différencier, ou plutôt pour ne plus être assimilé à l’un des marques de mon groupe. Donc « je ne suis plus Facebook entreprise qui dirige le réseau social Facebook » je dirige également Oculus, Instagram et autres… C’est une façon de se mettre « Meta », « au-dessus » des différentes marques du groupe, pour pouvoir avoir une stratégie financière et une visibilité financière, une existence de marque financière à part entière », indique ce vendredi sur La Première David Hachez, professeur en marketing et pub à l’Ihecs.

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